• Je ne pensais pas  pouvoir convaincre

    ceux qui avaient pris refuge dans les rôles

     identitaires de la termitière

    tous les métiers y étaient représentés,

    chacun programmé avec une ou plusieurs marionnettes pour se justifier.

    Pourtant ils étaient mes frères , comme les arbres et les lézards

    une face de machine et une face humaine 

    une face humaine lorsque la vigilance des vertus prime 

    sur les automatismes de la conscience programmés.

     

     

    Néammoins ils étaient plutòt payés pour orchestrer

     la distribution du monde selon les puissances régnantes

    Ils se présentaient même  comme des délégués divins de Taaroa

    En fait, ils vivaient presque toujours décentrés de l'Oiseau galactique

    et l'homo sapiens qu'ils  sacralisaient 

    avait perdu le savoir de la Vie sans Mort

    et ceux qui se faisaient passer pour des hommes

    avaient étouffé en chacun des survivants

     l'Adam véritable et lumineux

     

    Cette rumination du 15 octobre 2015 a été amorcée par un texte que j'ai  publié début 1968 aux Editions Seghers, page 9 du recueil de ''La souffrance est inutile'', reproduit ci dessous :

     

    Rumination du 15 Octobre 2015

     

    Il s'agit de la  dédicace faite à un ami peintre Bernard Kagane. Mais avant de lui rendre cet hommage, j'exprime d'abord mon scepticisme à l'égard de l'écoute de plusieurs catégories de population. A vrai dire, il ne s'agit pas d'une liste restrictive, qui supposerait que  je me sente compris par des ouvriers, des paysans, des pêcheurs....Si je parle de médecins , de professeurs, d'étudiants, c'est qu'à priori ces personnes sembleraient être spontanément réceptifs à mes préoccupations ...certains certainement l'ont été, mais là je les associe à des policiers, c'est à dire à des personnes dont le rôle serait de perpétuer un contrôle social, de marquer des limites à l'étendue du possible des initiatives humaines, bref de définir et de faire respecter la normalité de ce qui est considéré comme honnête , légitime et sain, les divergences étant perçues comme une aptitude à la folie ou à la délinquance. Si j'inclus dans cette liste les étudiants, c'est qu'alors moi-même je suis étudiant, et même si ce statut n'implique pas de pouvoir, je vois qu'à travers les études ce qui est recherché par la plupart, c'est la voie d'accès à un rôle dans la société. L'amour de la connaissance pour elle même est certes une valeur humaniste enseignée à tout aspirant à des activités nécessitant une responsabilité éthique et non purement mécanique. Mais dans les faits les aspirations des étudiants me paraissaient majoritairement opportuniste. Dans toute société, on observe une adhésion spontanée aux valeurs établies, qu'elles soient sensées ou non, et celui qui veut s'intégrer à une fonction offerte par cette société  a tendance à se conformer à ce qui lui vaudra une approbation. Moi mème , pour ne pas  me retrouver marginalisé dans un environnement psychiatrique, j'avais appris à répondre aux tests d'une façon rassurante, mais bien sûr si je m'exprime librement dans un ouvrage, mon but n'est pas promotionnel, les tests et les examens y suffisent, il est plutôt d'y voir clair et de communiquer sans automatismes. Je compare à des automates les personnes tenant les rôles cités ci dessus, avec une restriction, car je me méfie des schématisations hâtives , et je sais  aussi que même si la société est en partie balisée par des valeurs erronnées ou perverties, chacun des protagonaistes humains porte en lui autre chose qu'un robot dénué de sensibilité. Ce qui est paradoxal c'est que j'inclus les artistes dans ma liste de rôles à pauvre écoute. Pourtant à cette époque là j'avais un succès certain dans le monde artistique parisien. Mais il s'agissait plutôt d'un effet de mode, comme il s'en produit lorsque des personnalités influentes du monde de la culture crient au génie pour faciliter l'existence d'un jeune artiste adopté. Beaucoup répète en écho le dithyrambe, mais ce sont souvent les mêmes qui jaloux , dévaluent par ailleurs le concurrent. ainsi le monde artistique me semblait saturé d'arriviste, je veux dire de jeunes gens ''bien nés'' à qui les poisitions financières et mondaines familiales font espérer devenir des artistes reconnus, ceux qui ne peuvent se maintenir dans les cercles de décisions culturelles se trouvant rejetés dans le rôle d'amateurs, de cireurs de bottes  et autres fonctions alimentaires. Bref , les artistes  rencontrés à Paris me paraissaient tellement assoiffés d'approbation, que je ne pouvais les distinguer des aspirants aux rôles professoraux, ils étaient même plus dépendant car il ne leur suffirait pas de donner le change aux examents, ils étaient contraints de sacrifier sans relâche, à cause de la fragilité des engouements ,aux bien-pensances  conformistes et anticonformistes. Ainsi dans les diverses sociétés la perception du monde est généralement limitée à ce qui fait consensus dans les hiérarchies. Des eskimos apprennent à voir de nombreuses nuances entre le bleu et le blanc en utilisant des mots spécifiques intraduisibles pour les distinguer, et les églises amérindiennes du peyolt  se perçoivent à leur façon  chamaniques ou chrétiennes . Chaque société d'insectes a ses propres schémas totalitaires sacralisés ou des parts d'autonomie accordées aux couples ou individus qui la composent. Ainsi les catégories sociales que j'avais citées tissaient des repères pour leur société, et savaient faire peur, que ce soit par la sanction policière, le constat du hors sujet par l'intellectuel  ou le ricanement de l'artiste mondain. Mais alors quelle est cette voix qui crie comme poignardée sur un mur qu'elle a été massacrée par l'homme ? on peut concéder qu'en chaque créature humaine mécanisée par un rôle vécu de façon caricaturalement instinctive subsiste une part d'humanité, mais comme la définition même de l'humanité est du ressort des ''fantoches'', ceux ci se permettent, sans s'en apercevoir, d'assassiner les germes évolutifs de leurs congénères en même temps que leurs tentations régressives. Les affirmations de Galilée sont taxées de signes d'orgueil par les inquisiteurs qui ont , eux réputations d'émissaires humbles de Dieu. ce sont eux qui définissent l'hérésie alors qu'ils sont l'expression même de l'hérésie à la Conscience cosmique, puisque pour avoir accès aux lois de l'Univers , ce sont leurs codes, leurs testes sacrés et leurs moeurs qui font autorité. Projection des limites humaines de leurs perceptions  sur l'identité même du cosmos, et stigmqatisation des investigations scientifiques de la vie intérieure et extérieures, qui doivent se résigner àq la clandestinité , et à l'absence de communication, ou plutôt à une communication qui ne laisse pas de place aux intuitions d'une guérison de la condition humaine incarnée .

     


    votre commentaire
  •  

    Dans les mondes où les accusations sont prises pour des preuves

    la vie est bombardée par l'injustice et l'absurdité.

    Et lorsque pour les piratages les gestations sont dissimulées 

    l'erreur s'affiche véridique au point  que l'oxygène manque.

    Les aigles obtiennent le respect des àmes rapaces

    mais le colibri accède au nectar, et la tourterelle à l'amour.

    Oriata, endure la calomnie et la folie des égos destructeurs

    qui sont seulement des contre-exemples à la conscience et l'harmonie,

    des panneaux pour te prévenir de ne pas avancer les yeux bandés selon leurs moeurs

    ni prendre pour  trésors les armes et les parures, en or métal ou faux semblants.

    Faux témoignages, faux yogas, faux amis, fausses démocraties,

    le décor est au mains de sexes spécialistes, mais les miroirs 

    et télés accrochés en dépit des précautions élémentaires

    peuvent à l'occasion d' un faux pas briser le crâne des enfants sacrifiés


    votre commentaire
  • Babylone , voilà mon ami comment tu appelles 

    cette hydre de splendeur trompeuse mortifère et mortelle

    ce labyrinthe de béton où sont cloitrés les troupeaux humains

    avec ses prêtresses  qui ont fait du sexe une arme de conquête

    tout comme les mâles faux prophètes champions des bras de fer.

     

    Milliards de femmes et hommes  soumis à l'hypnose des richesses vampires.

    S'ils se révoltent, c'est que leur part du butin planétaire est trop maigre

    Et pour les illusoires colifichets des boutiques la famine gagne du terrain,

    le désespoir triomphe à coup de bombes , la terreur

    s'est fait un visage souriant, c'est le nouvel ordre du monde 

    avec ses boucs émissaires dont le regard fait fuir

    tant chacun sait qu'il pourra lui même être damné dans la géhenne.

     

    Babylone. 'A hio te mafatu o te maramama , regarde le coeur de la Lumière

    Et cesse d'imposer tes livres sacrés à la `paresse des consciences.

    Lassitude des rideaux de fer, à l'ombre desquels

    même les murmures plaintifs sont taxés de complots terroristes.

    La souffrance est une insulte à l'hydre qui dévaste la planète:

    où fuir , sinon dans une vraie fraternité qui renverse les idoles

    et défait les chaînes des plaisirs et des frustrations.

    Mais seul est disponible le simulacre de la préhumanité et de ses incivilités.

     

    Nous avons été ces enfants otages des caprices de leurs géniteurs écervelés

    et maintenant nous devrions les intégrer aux angoisses réglementaires ?

    Je n'ignore pas  qu'il est vain d'envoyer des messages aux robots humains

    Ils méprisent tout ce qui n'est pas discours sommaire, caricatural,

    pour eux sont bavardages même les témoignages véridiques

    Ils ont des prêches  pour soigner des blessures avec des mensonges

    propos sans fondement  qui les ventriloquent 

    dans la fatalité de leurs propres malheurs.

     

    Babylone, je n'avais pas le coeur de chanter

    sous tes bombardements préventifs,

    mais quel autre refuge nous laisses tu pour prendre nos distances ?

    Tu cadenasses les malentendus , tu brises les amants,

     tu fusilles  les libertés que tu prétends défendre

    tu insinues tes menaces dans  la vie quotidienne des enfants

    afin qu'ils grandissent sous la forme de serviteurs fanatiques et fidèles.

    A eux les récompenses du  pouvoir, au compte goutte,

    à eux les droits de peser les mots, d'accréditer les superstitions

    de trafiquer avec les arguments d'autorité de l'athéisme ou de la religion.

     

    Babylone, aveugle à la matière cosmique , aux trous noirs de la Création

    Tu cherches un monde habité au delà de Pluton

    ou dans les grottes préhistoriques  et pour t'emparer de l'histoire

    tu veux contrôler toutes nos actions sauf celles de ta prédation.

    Tu as transformé les bêtes sauvages en machines amères

    et c'est là l'alpha et l'oméga de ton rêve sur cette Terre.

     

    Ceux qui s'enivrent de tes feuilletons ne trouveront guère

    que la colère et la servitude,mais tous nous sommes acculés

    au champ de bataille des sorciers et des sorcières, ces décapitations,ces castrations

    tout cela a été mis en scène afin de nous clouer àux fièvres

    et pour que nous ne puissions fuir que dans les forteresses.

    Désarmés d'office  il ne  nous reste qu'à passer en spectateurs  entre les bras

    des guerriers qui dégoupillent les grenades du chaos

    Elles labourent le champ où les démons prospèrent

    et où l'humanité se ridiculise de Washington à Port au Prince

    de New Delhi à la Tour Eiffel, de Teheran  à Tokyo, 

    Bagdad et Ninive, Honolulu et Santiago du Chili.

    Tu peins sur tes boucliers des écussons sanctifiés 

    En semant la confusion tu rallies des foules de complices

    Ils imaginent en te servant se protéger de ta fureur

    en fait ils en sont imprégnés jusqu'aux tréfonds de la tête et du coeur.

     

     

    Ah oui par la terreur  tu as réussi ,Babylone ,à diviser les familles

    Elles aboient à l'exemple de tes soudards ivres de malheur

    La vraie splendeur de la nature est dévastée et même les eaux montent

    en raison des fumées de tes songes impurs et de tes gladiateurs.

    Enfin tu t'es créé des ennemis pires que toi même , à ton image pourtant

    de sorte qu'il n'y ait plus le temps de respirer.

    Babylone tu peux le mettre à la poubelle mon poème

    Il surgira de millions d'âmes naufragées après avoir été naufrageuses

    Seul un saut évolutif  de la conscience de chacun

    permettra de donner un sens heureux à l'ex espèce humaine.

     

    Le long de la Volga les serfs tirent avec des cordes les navires de leurs maîtres

    Ils sont menacés de toutes les morts s'ils désertent leurs postes

    et pourtant pour vivre ne serait ce qu'un instant de lumière éternelle

    il faut sevrer l'enfant en soi abreuvé aux tétines de l'enfer

    et perdre cette angoisse plantée comme une lance dans la poitrine

    puisque de toutes façons quoiqu'on proteste on doit subir

    la gifle des tyrans domestiques que sont les bêtes humaines

    et leurs caprices qui dévaste les forêts, asservit les destins au forceps .

     


    votre commentaire
  • opus 1129 (version du 21 Juin 2015 )

     

    *

     

    Je sais depuis longtemps  ce qu'ils pensent 

    de tout ce qui pour moi fait sens

    et me ressuscite ; ça les endort.

    Apparemment je suis d'une autre planète

    Helas   pour survivre  je dois rendre des comptes 

    aux zombies  de la termitière

    et à leurs dieux bureaucrates ou esclavagistes,

    ils orchestrent  notre ruine

    et celle de la Terre .

     

    C'est clair mon existence n'est même pas pour eux

    une hypothèse.

    Je dois fournir des preuves à des robots 

    en panne les trois quarts du temps.

    Ils obéissent aux ordres

    et à la publicité.

     

    Tant de lois  violées par leurs orchestrateurs

    juste utile à accroître la confusion

    pour leur donner des airs de défenseurs du peuple

    et des initiatives

    qu'ils assassinent, baillonnent, interdisent

    quotidiennement

    au rythme des jets et des embouteillages ...

     

    Du coup je fais le mort 

    pour éviter les représailles

    et j'observe vivant leurs parades

    et je vois bien qu'ils ont du succès

    ils sont puissants, nombreux, plébiscités,

    les bruiteurs en tous genres, mais

    je ne parviens toujours pas à saisir

    ce qui les motive dans leurs danses macabres

    et leurs musiques de châsse d'eau...

     

    Ah si ! .... selon eux c'est l'Energie, sur 4 minutes de show...

    car sur mille ans ce serait de la lenteur

    Et puis c'est quoi un Etat terroriste ?

    Un Etat qui sème la terreur chez les  uns 

    pour rassurer les peurs des autres,

    bref c'est une société protectrice, civilisée

    voire religieuse où on se congratule

    et un enfer pour les minorités.

     

    Et il y a pas mal de concurrence dans les enfers programmés.

    Du coup les moins barbares des exploiteurs

    attirent les persécutés

    entraînés à recevoir des coups plus féroces

    et qui peut-être savourent même 

    les insultes à leur dignité

    Ca les change de pires tortures

    et leur apprend l'humilité

    voire à imiter

    l'orgueil des vampires rusés..

     

    Dans tous les domaines les experts  sont légion

    L'un d'eux  assure à la télévision

    que le yoga vient de la religion hindoue...

    autant dire que le carré de l'hypoténuse

    puise sa source dans le culte de Zeus.

    Ou que le soleil n'a aucune existence 

    en l'absence d'un regard humain.

     

    Ce qu'ils appellent l'énergie

    c'est l'épuisement des ressources

    personnelles et collectives

    pour des instants de frime...

    Polémiquer semble inutile 

    ils prennent plaisir à vivre ainsi ...

    un cri peut être est maïeutique.

     

    Moeurs à l'envers du tetragrammaton...

    Je n'ignore pas le scepticisme 

    qu'inspirent mes respirations

    et tromperie,calomnie , traîtrise

    m'ont découragé d'expliquer  davantage

    ma méthode, elle tente seulement désormais 

    de me fournir un contre-poison provisoire 

    le temps pour mon âme de passer 

    sur cette planète étrangère

     

    Et pourtant je salue ceux frères et soeurs

    dont la danse est accueillante

    et la musique tranquille

    Salut aussi aux résistants

    ainsi qu'à ceux brisés par l'absurde ....

    Les ascètes  survivent sans prétention 

    ils sont de plus savants papillons

    que les économistes de l'addiction.

     

    Dominique Oriata TRON


    votre commentaire
  • poème extrait de la version 2 du recueil ''La souffrance est inutile'' :

     

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique