• opus 1378, le 9 Mars 2020

    par Dominique 'Oriata TRON

    ON NE PEUT S'ECHAPPER DE PAN

    "Alors le dieu dit : « Au pied des montagnes glacées d’Arcadie, parmi les Hamadryades de Nonacris, la plus célèbre était une Naïade que les nymphes appelaient Syrinx.Plus d’une fois, elle avait échappé aux satyres qui la poursuivaient et aux dieux qui hantent les forêts ombreuses et les grasses campagnes." Ovide, dans "Les Métamorphoses" , traduction de A.-M. Boxus et J. Poucet

     

    Lorsque j'étais le Dieu Pan (un fragment du moins

    car le Dieu Pan c'est TOUT, et moi

    juste un humain demi-bouc

    dansant la joie de vivre avec mes deux sabots qu'y puis je

    c'est ainsi qu'on me dessine , ainsi qu'on m'a

    incarné)

     

    Bref quand j'étais un fragment

    insignifiant

    du Dieu Pan

    mais habité par l'Amour

    je vis la nymphe Syrinx

    nymphe de la forêt

    et comme je me sentais habité par TOUT

    et que Pan c'est l'âme de Taaroa

    de my God, de Siva-Sakti en tout

    de Jéhovah, de Yakouch et d'Allah en tout

    et en deça de leurs appellations

    Je me suis dit qu'au lieu de danser tout seul dans la forêt

    ce serait cool de faire Pan Pan avec toi ma chérie

     

    Mais comme tu as perdu la mémoire

    de nos baises ludiques de jadis

    et que je suis un vieux ruiné surtout par toi

    tu me sors : "Touche moi pas, impur

    Tu pues le bouc et me désire en vain

    tu dois te plaire dans ta condition d'esclave

    et ne plus me prendre dans tes filets

    pour me traiter comme un jouet ou un robot télécommandé

    car moi je suis presque la vraie Déesse Diane

    qui ne chasse que proies bling-bling et exposables

    On me prend même pour elle et je sais l'imiter 

    je cours plus vite qu'elle, il ne me manque que l'or

    moi innaccessible princesse, toi juste un bouc"

     

    Voilà sa tchatche infâme, 

    elle se prend pour la cuisse de Kali

    avec un sabre pour couper ma tête

    elle a sombré dans l'ignorance

    dans l'identité virtuelle

    chute luciférienne, où seul subsiste

    le bavardage et le poison pour se mirer

    dans le désastre de l'orgueil aveugle des diables et diablesses

    assemblé(e) dans les groupes Facebook à leur image.

     

    Aussi, pour réparer ce contretemps

    je réponds à la meuf  en rigolant :"Faisons la course !"

     

    Et voilà que tu cavales

    avec ton corps de bête aussi

    même s'il a moins de poils

    Et on arrive sur le rivage face à la mer...

    alors tu appelles  tes soeurs 

    magiciennes de l'eau 

    Tu cries "Transformez moi en roseau

    que je sème  ce bouc là succès d'hier en noir et blanc

    qui veut sucer  ma peau sans consentir à mes besoins

    illimités de chasseresse,

     il ne mérite même pas de figurer

    dans ma gibecière !"

     

     Et c'est là que pour l'avoir voulu

    Syrinx fut transformée en roseaux

     Là où le fleuve s'unit à la mer

    Tu t'es grâce à mon désir

    débarassée de ton identité pouffiasse

    et je t'étreins, ma chérie pour tout jour

    ressuscitée dans la conscience végétale 

    créatrice de délicieux nectar d'oxygène

    Je n'entends plus tes récriminations,

    tu ne sais plus comment m'accuser

    d'esclavagiste, j'ai trouvé le remède , en Pan

    pour digérer le virus mafieux  qui se prend pour la pancha Mama

     

    Je te coupe en petits bouts 

    juste aux noeuds de ta croissance sublime

    j'accorde tes fragments 

    à mon souffle et à mon corps

    avec de la cire d'abeille, 

    elles en capitalisent beaucoup 

    celles qui massacrent les mâles apres fécondation

    Eh oui, toi la bête, tu n'étais qu'illusion

    mais devenue ma flûte 

    si c'est bien toi du moins je conçois 

    que tu as consenti toi aussi

    à n'être qu'un fragment du Tout

    à être Tout dans le son AUM

    Siva Sakti tous deux  en Un 

    dans l'abandon à l'aurore

    au crépuscule ou au zénith

    à la nuit et l'éternité !

     

    Frères humains , par ces temps ménadistes

    où Pygmalion et même Orphée

    sont maudits quoiqu'ils fassent 

    par les putes mafieuses offensées

    laissons leurs grottes aux pélerins zombis

    car l'exposition  d'un sein sur un clip X

     rayonne davantage quoique mythe et symbole

    que le sein de Dévaki enduit de poison

    qui prétendit par tricherie trucider Sri Krishna

    oh la tricheuse ses dieux sont  ses bijoux mortels

    même dans la tombe ils ne lui servent plus qu'au mensonge

    ainsi que les reines qui se jetaient dans le bûcher de leurs maris

    pensant retrouver dans l'eau de là

    les bénéfices du harem, argent, gloire et beauté

    ou comme les dévôts du Tao des temples 

    ignorant le Yi King et  les dialogues des morts 

    où l'on brûle  dollars ou  voitures en carton

    pour nourrir l'appétit des ancêtres défunts 

    oh la fausse sakti plus vide d'innocence

    et de générosité qu'une poupée gonflable

    artistiquement deshabillée !

     

    Alors sachez, ce que le satyre cherchait

    pour sortir de son image mortelle

    dans les fesses de l'hamadryade

    est certes délicieux mais sexe sans conscience

    n'est que ruine de l'âme et du porte monnaie

     

    Vous rêviez je suppose

     (et c'est hasardeux de le dire)

     comme moi de l'unité sacrée à mériter

    dans le sein androgyne  de Siva-Sakti ...

    Préférez donc le Vrai Joyeux à son reflet mortel

    c'est à dire à toute créature rétive

     à l'éducation permanente en toutes circonstance

    et marchandisant la vie par instinct 

    de soi disant nature

    la panthère  crotteuse ou la mante religieuse.

    Bien sûr ces exemples là sont partout

    de mieux en mieux observés sur les chaînes télé

    un monde impitoyable de requins à protéger

    et de bergers,  d'agneaux encouragés 

    à se résigner aux fatalités d'Iblis

    comme la femme violée jugée coupable au Pakistan

    ou l'As-ange accusé par les femmes payées 

    par les services secrets

    avant que son crime principal 

    soit d'avoir dit la vérité, 

    la trahison de Prométhée  ...

     

    Courtisanes, courtisans n'espérez de promotion

    que dans l'enfer que vous adulez

    Dieu pour vous consoler de vos choix insensés

     vous offrit des forêts où vous recentrer 

    dans le prâna des arbres fruitiers , des torrents

    vous préférez vous construire sans relâche 

     des ailes vaines quoiqu'high-tech

    comme celles des mouches à merde plus savantes 

    car transmises via l'adn par simple copulation

    pour butiner le miel empoisonné

    des diables et diablesses déguisés

    en angelots et angelotes ...

    Ce sont vos jeux, choisis par vous 

    et sources de conflits dans ce chaos

    des libertés aveugles de vos gargarismes

    allez chercher la lune, installez vous sur Mars 

    si vous ne parvenez pas

    à vous nourrir du son Divin dans la paix des forêts

    Mais vous les virus , attendez vous

    à ce qu'un virus encore plus puissant

    vous débarasse de la pla planète 

    au vu de vos exploits de dinosaures

     

    Et toi qui me dit vouloir m'acheter une flûte

     Ne souffle pas  dans la syrinx pour plaire à un public

    souflle pour t'unir à son symbole et de là au plan Divin !

    Epure toute tristesse  et toute hâte de ton chant et ta danse

    nul besoin de témoigner d'un temps de misère en titane

    exacerbé avec tous les savoirs qui pourraient la guérir

    Donc puisqu'ils te méprisent, 

    et rient de toi dans les banquets d'enfer

    tant pis pour ceux qui addictés aux tragédies

    et artifices mégalo hausseront d'ennui leurs épaules 

    C'est à eux de chercher l'étude et le partage avec les maîtres ...

    Bannis prosélytisme et sermon car à droite à gauche ou au centre

     ils ne voient que les recettes de bonheur des feuilletons

    ils vivent  addictés à l'apparence qui ne rtassasie jamais

    Sur la planète Terre ils ne  voient que   bêtes et des cailloux 

     et dans le ciel que des trous noirs  et d'immenses bûchers 

     Pour eux l'immense univers se tait, dédaigne leurs oreilles

    Car même quand TOUT leur est donné, ils cherchent juste une aide

    pour piéger les gibiers qu'ils insultent en vain

    malgré des milliers de temples de béton et de granit sculpté

    où ils prétendent adorer l'âme du monde

    mais c'est à leur image de sangliers 

    et de tous côtés athées et croyants 

    se désignent comme boucs émissaires

    meurtriers de masse par imbecillité !

     

    Ah non, mon amie, mon ami , souffle dans ta flûte

    juste pour le cercle céleste 

     avisé, bienveillant des maîtres au silence instructif

    ils n'apparaissent qu'invités par les couleurs et vertus appropriées

    chantant anahata et ahata, même soi disant morts

    ayant jeté au feu leurs identités animales 

    juste des androïdes virtuoses de chair et de sang 

    ayant servi d'outil un temps comme un avion pour voyager ...

     

    Ainsi, quoique mes dents soient en partie tombées

    mes lèvres se construisent encore sur les Syrinx

     que je taille à la taille de mon Ecoute de demain 

    pour passer le Lethé et oublier comme le dalang dans le LUPA

    les sornettes de l'éducation tronquée des termitières !

    Oui apres l'examen de mémoire il y a celui de l'Oubli

    ils alternent et si la servante du bourgeois gentilhomme

    ricane en lui disant qu'à son âge 

    il apprend à danser  pour quand il sera mort

    eh bien Khalil Gibran l'a confirmé : 

    c'est là que tu danseras vraiment 

    selon ce qui t'a fasciné dans ces heures du chair

    où tu retourneras si tu ne peux concevoir d'autre Réel

    A moins que le néant t'aimante  comme les

    spermatozoïdes aveugles

    Qui ne trouveront jamais le chemin

    des trous enchantés de la nymphe Syrinx

     

    (Par les temps qui courent

    je préfère signaler qu'ici 

    les personnages  mythiques 

    doivent être compris comme des métaphores

     anthropomorphiques

    pouvant donner accès au sens ,

    et pour  orchestrer leur substantifique moëlle

    dans les rayons du  Supramental

    et dans l'accès à sa danse cosmique

    de galaxies en équilibre

    dans les télescopes et les rêves

    et même sans eux)


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  • version chantée en français du 1er septembre 2016 :

    https://youtu.be/vI5ub8L1Fws

     

    Et la version calligraphiée sur ls plage du 31 août 2016 , la page 1 :

    opus 1147 : LE GRILLON ET LA TERMITE

    et la page 2 :

    opus 1147 : LE GRILLON ET LA TERMITE


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  • Ceux qui proclament que 20 moins 18

    font 18 sur20

    sont pour moi les poètes de la mort

    c'est à dire de simples exploiteurs.

    Je ne désignerai personne du doigt

    car il y a un chantage sur le consensus convivial.

     

    Mais si la mort est inévitable pour les bêtes dont les humains

    c'est suite à un mauvais calcul

    suite à une confusion chronique de la conscience individuelle

    suite à un pari absurde pour des fêtes illusoires

    qui orchestrent les ruines et les enterrements.

     

    Ainsi l'être humain, aveugle à la fête cosmique gratuite

    aveugle à la croissance qui naît des connaissances appliquées

    a pompé chaque jour sur sa planète plus d'énergie qu'elle en produisait.

    La convoitise  sacralisée des termites  et des humains

    a conduit les illusions d'égos et d'égrégores

    au bord d'un gouffre incurablement logique

    et elles vont tomber dans le néant

    plutôt que dans le rayonnement.

     

    Tant de souffrance restera inutile

    car la conscience est bétonnée de tabous

    et sont jetés directement sur le gril

    ceux qui refusent de savourer 

    la mort lente orchestrée par les moeurs 

    se faisant passer pour la vraie vie mais qui sont

    la cause de toutes les misères

    au profit des mascarades de prospérité, d'amour, de justice et de partage.

     

    Pour les falsificateurs, qui en toute sincérité

    s'hypnotisent eux mêmes pour ne pas briser

    les effluves de  convivialité,

    pour les manipulateurs instinctifs et candides

    la parole est négative lorsqu'elle témoigne du véridique.

    On entend alors que l'objectivité n'existe pas.

    Mais en fait ce sont les faits qui sont négatifs

    quand ils suicident la planète et les vies individuelles

    par des comptes à crédit asservis aux banques.

     

    Par le suicide les fous ont cru trouver un chemin direct

    vers les jouissances terrestres appellées par eux paradis.

    Dans les faits la frustration est planifiée

    et les drogues diversifiées apaisent la crevaison des yeux.

    La foule des chercheurs et des étudiants

    se rassure avec des bhramanes ignorants quoiqu'érudits

    qui enseignent avec une abondance de patentes 

    de pseudo  yogas pour sauver les apparences

    .

     

    Les sages utiles se cachent 

    pour ne pas ètre trainés dans les tribunaux

    Ce serait bien inutile puisqu'ils seraient traités comme des fous.

    A quoi servirait une réputation de fou marginal

    dans le monde des fous intégrés à la folie de l'espèce.

     

    Evade toi du piège à rats par la porte ascétique des étoiles

    Rejoins les espace-temps de la vie raisonnable dans l'amour

    et construis toi  catalytique dans la lumière

     avec la même obstination rigoureuse

    que celle des foules unaniment appliquées

     à scier les branches

    qui portent les fruits de leur survie.

     

    Bien sûr les foules rêvent de Paradis aux formes diverses

    mais ce sont des cocktails d'ivresses mélangées

    car chacun veut jouer sur tous les tableaux

    et préserver, accroître ses jouissances d'enfer

    et c'est là que la liberté humaine élargit ses limites

    sans en tirer les leçons

    car elle s'est sacralisée jusqu'à l'absurde

    au lieu de se limiter au respect de la vie d'autrui

    et donc les champs de bataille pullulent

    et les abattoirs sont insonorisés.

     

    Ainsi le coût de la vie est il devenu

    une dette perpétuelle pour chaque respiration.

     


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  • Aux temps de mon adolescence il y a cinquante ans 

    j'ai  cru  aux  midinettes prétendant vivre en poésie 

    c'est ce qu'elles proclamaient à leurs dragueurs ou pour draguer, 

    quoique dans les faits cela se révèlait uniquement ostentatoire ...

     Mais scintillaient les proclamations d'amour pour une vie plus vraie

    mème s'il n'y avait d'enthousiasme pour la réputation, sans changer de moeurs.

     

    Puis j'ai vu que faisaient illusion de prétendus yogas démagogues

    mais je ne perdais  pas l'espérance que l'apparence puisse aimanter  au véridique.

    Je me compromettais  avec des créatures exaltées par ma jeunesse  masculine .

    et pris aux pièges  je tentais d'exister par la morsure de rêves confus

    qui m'accordaient une distance glorieuse  avec l' angoisse

    d'être né parmi les zombis condamnés par leurs propres orchestrations. 

     

    Je me travestissais , pour m'adapter aux mondanités de la survie

    Pour moi c'était un carnaval dont il valait mieux rire que pleurer

    Le sens de mes mots était difficile à percer pour les inquisiteurs

    Je m'incarnais plutôt dans le réflexe de dévaluer ces prédateurs.

    Au fond , je cherchais les moyens de m'évader du labyrinthe de naissance

    et   cette obscure aspiration de tant de galériens  me transforma

    en une sorte d'holograme plébiscité de la révolte aveugle de mes clones...

     

    Enfin je vis que les ennemis de la félicité campaient en moi 

    depuis des générations, et pour ne pas pleurer davantage

    Je me suis défendu contre eux par des couleurs toujours plus intenses

     

    Aux temps de mon adolescence un soir à Paris,en 1967, à un étage du Quartier Latin

    Jacques Brosse s'annonça  à la porte de l'atelier du peintre Bernard Kagane

    et nous parla d'abord d'Henri Michaux, qui ne sortait  en ville disait il

     que pour des séances de théàtre oriental, et il parla aussi 

    de Simonne Jacquemard  qu'il allait me faire connaître et vivait loin de la ville

    entourée d'oiseaux, de bêtes et de plantes. 

     

     Puis Bernard qui peignait seulement des corps vêtus de cuir

    suspendus de plein grès à des crochets, comme pour

    tatouer de joie apparente la souffrance du monde ,

    Bernard  m'offrit de gober une miette de buvard 

    imbibée d'acide lysergique, puis sortit un carton  de grande taille 

    qu'il appelait ouija, où étaient dessinnées  en gros , dans des  demi cercles

    les lettres majuscules de l'alphabet. 

     

    Chacun de nous deux devait poser sa main 

    sur le même verre retourné au milieu du carton, ce que nous fîmes .

    Puis sans y poser les yeux on laissa  le verre glisser vers les lettres une à une.

    Un autre ami, Christian Maurel , était là pour noter les phrases obtenues

    c'était une façon , disait Bernard de faire parler des esprits ...

     

    Et je me souviens que lors de  ce wi-ja en 1967, Bernard me raconta

    qu'il avait interrogé quelques semaines auparavant un esprit de cette façon 

    avec un ami à Bora Bora, et les réponses étaient venues

    en tahitien, langue que ne parlaient ni lui ni son partenaire de wi-ja sur cette île 

    il avait fallu  trouver pour traduire une tierce personne.

     

     Quant aux réponses à nos questions de  1967

    je ne m'en souviens plus. Mais je  suppose  que lorsque je laissais courir

     le stylo dans mes mains adolescentes, escapiste déterminé

    des esprits  m'inspiraient tour à tour chaos ou leur sagesse

    et porté par mon écoute confuse

    je tentais de m'évader de la souffrance programmée

     

    Mais pourquoi devrais je encore m'identifier à ces plaies karmiques ?

    Ne suis je pas adepuis des décennies au fond surtout Oriata

    sauf pour l'Etat Civil, l'étrange étant que seul suscita une écoute

    l'adolescent qui criait à travers le baillon

    et non l'homme qui le renia  et trouva la porte des étoiles

    et tenta d'en partager l'accès, peine perdue

    tant est scotchée au palais des miroirs

    la foule des midinos, midinettes et dominos, dominettes

    quoiqu'entichée de toute révolte abstraite et de consentement aux moeurs

     

    Bref , quand je devins Oriata, je crus , comme l'enfant d'une célébrité

    entraîner la planète à renier  les cauchemars de mon adolescence

    ceux que j'avais subi dans la géhenne génétique et urbaine

     et ceux ceux sublimés ensuite pour habiller mon ignorance de mes cris.

    pari apparemment perdu, ou pas encore gagné, puisque je serais

    encastré dans un no man's land par une sorte d'ostracisme intellectuel.

    Mais dans mon vécu je constaterais plutôt ètre centré 

    dans les cascades de Lumière, tandis que les hérauts 

    plébiscités par la termitière et cajolés par les médias

    m'apparaissent en marge des savantes rivières et des astres.

    Leur musique me lasse comme un cocktail indigeste

    ayant mêlé rythmes sublimes et étendards empoisonnés.

     

    Alors conscient de la puissance presqu'incontestée des simulacre

    pourquoi ruminer encore sur mes années anciennes

    si ce n'est pour éviter d'induire autrui en erreur comme moi même

    en raturant mes traces, en améliorant leur sens 

    devant un public presqu'entièrement virtuel

     j'observe avec mes yeux d'enfant de soixante cinq ans 

    mes convulsions d'adolescence dans les regards de millions de prisonniers.

    Mais ce matin  sur les rivages de Paopao,  seul Taaroa

    est témoin de mes sauts pour naître ailleurs que dans la dimension

    où les `âmes purgent leurs peines d'égos , à quoi bon les punir davantage ?

    Plutôt m'effacer dans le grand air qui accroît le relief de mon regard et du paysage.

    La petite huppe vient picorer le banane  et mon ambition

    personnelle est seulement de m'envoler en esprit avec elle.

     

    _____

     Le texte ci dessus est né d'une tentative de réécriture de la deuxième partie  (ci dessous reproduite) d'une dédicace présente pages 9 et 10 de la première version de mon livre ''La souffrance est inutile'' `publiée en 1968 aux Editions Seghers à Paris .

    Rumination du 22 Novembre 2015

     

     

     

     

     


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  • Chez les machistes forcenés  on juge les femmes violées.

    On les punit car on les estime coupables de leur propre viol.

    Ces abus se font sous le couvert de la religion et de la morale. 

    Dans d'autres contrées  on trouve aussi des femmes fanatiques 

    Elles lancent des fatwas mensongères pour discréditer des hommes innocents

    Elles se liguent autour de calomnies dont elles ne vérifient pas la véracité

    Ainsi je fus présenté plusieurs fois comme une menace contre la civilisation

    par des accusations à la radio ou sur internet.

    Le pire est que les fanatiques machistes ou antimachistes

    sont généralement convaincus de leurs propres justifications.

    Rien ne sert de tenter de briser leur hypnose

    ces gens accroissent leur virulence, seul leur excès les déconsidèrent

    lorsque la population est sereine dans une société plurielle

    où chaque état d'esprit est éduqué à respecté celui de l'autre.

    Certes l'erreur existe, mais elle n'est pas le mensonge.

    La tentation existe, mais elle n'est pas la tricherie.

    Chacun est présumé innocent lorsqu'on ne peut prouver le contraire

    Hélas même des soi disants adeptes des droits humains 

    tentent de manipuler le droit et la morale sur la base de faux témoignages .

    Les vraies superstitions des gens ne sont pas toujours leurs professions de foi.

    On peut clamer être chrétien, hindou ou athée et en fait vénérer des addictions 

    mortifères pour soi et autrui et prendre en otage  les enfants.

    L'espèce humaine a distribué des ròles d'illusion par la menace des privations,

    la peur de l'ostracisme et de là , en dépit des progrès qui pourraient la libérer

    elle aggrave les circonstances d'une société absurde de contrôle.

    il y a tant d'abus, de malhonnêtetés, de vilénies d'égo et d'orgueil

    que chaque jour on accroit les textes de lois pour éviter le chaos.

    Hélas les bandits qui se voient défenseurs du peuple et de l'identité

    s'emparent des postes de préservation de la paix pour exercer leur terreur

    et la société est la proie d'une équation insoluble

    du fait que les paroles les plus clairvoyantes sont accompagnées d'actes anthropophages.

    Les identités culturelles sont alors sacralisées pour étouffer les droits individuels

    au profit de délégués élus par personne

    et qui ont instauré des tribunaux pour les moeurs.

    Cette dérive est observable chez des imposteurs de toutes couleurs de peau.

    Certains défilent contre la corruption pour masquer la leur.

    Ils s'attaquent à l'harmonie de la nature  mais  s'affichent donneurs de leçons.

    L'ignorant détient toujours les réponses définitives, ce sont ses intuitions

    tandis que le chercheur hésite et cherche encore dans la direction du dialogue.

    Mais lorsques bêtes féroces et robots ont réussi à imposer leur règle du jeu

    les disciples de l'amour et de la paix doivent se plier à leur terreur pour survivre

    et ainsi siècle après siècle singes et termites  empoisonnent l'atmosphère

    et si les tourterelles et les colibris semblent pouvoir échapper aux filets

    c'est grâce à leurs ailes et leur discrétion au dessus ou à côté des faux champs de bataille.

    Les vraies vertus et les vrais dispositifs de justice sont calomniés 

    par ceux qui ont monopolisé les tribunes en s'enveloppant dans ces drapeaux

    Il y a des exceptions mais sans réel accès aux grands médias

    car ceux ci sont au service des apparences vénérées massivement

    tellement il est plus facile de paraître que d'ètre et de devenir

    sauf à se détourner des miroirs consuméristes de  l'identité humaine 


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