• opus 578 : LE TIREUR D'ELITE

    Ceci est la version 13. La version 12  est en fait le récit en prose de cette rencontre, inséré parmi d'autres récits, sous le titre "Les statues du roi mantoum et autres contes invraissemblables", aux anciennes  "éditions à l'écoute", partager : http://oriata.blog4ever.com/blog/lire-article-515069-9647896-d_o_tron___les_statues_du_roi_mantoum____autres_co.html

     

     

     

     

     

    opus 578  : LE TIREUR D'ELITE

     

    opus 578  : LE TIREUR D'ELITE

    opus 578  : LE TIREUR D'ELITE

     

     

    Je l'ai rencontré sur la plage sous les tropiques

    ce petit bout de plage d'où je ne bouge presque jamais 

    ce jour là  je jouais de la musique devant la maison que je loue,

    quelques promeneurs juvéniles à la peau noire

    s'étaient assis devant moi et  tapaient dans leurs mains ...

     

    Lui c'était un vieux blanc avec un regard d'enfant perdu

    il habitait un peu plus au sud sur ce rivage ...

    Il était en ménage avec une femme noire  

    .

    .

    Puis le soleil se coucha, les badauds se dispersèrent

    Lui seul resta assis sur un bout de bois, je l'interrogeais

    Il m'apprit qu'il avait vécu longtemps au pays Mékako

    c'était lui le patron  jadis du restaurant Fleur Marine

    Maintenant il l'avait vendu, ouf ;

    sur ma demande il m'expliqua pourquoi

    .

    .

    Un jour où il pleuvait beaucoup, son resto était plein 

    de jeunes blancs  recrutés par l'empire Mbeng

    pour le tenir au courant du congossa, ce qui se racontait

    dans chaque province de l'immense pays Mékako.

    Fumeurs de joints désargentés, presque repentis

     pour beaucoup sauvés de la prison

    ils bénissaient l'aubaine de la réhabilitation

    ils étaient presque devenus  agents secrets BCBG

    sans pouvoirs particuliers  à part d'informer,

    c'est que leurs bienfaiteurs voulaient  vraiment tout savoir.

    .

    .

    La joyeuse horde  déglinguée d'anciens marginaux

    venait de débarquer ils étaient tous assis

    autour des tables rondes face à la mer ;

    ils se régalaient dans le resto de René 

    de bière , de café et de poisson braisé

    La pluie était épaisse  et ne cessait jamais 

    Elle dressait  muraille autour de la ripaille

    et semblait protéger, ou assigner à résidence

    Peu importe, la vie était enfin facile à gagner

    .

    .

     

    Malgré l'orage quelques 4x4 vinrent se garer autrour de la bâtisse

    ces ckients nouveaux auraient du téléphoné

    ils auraient su que dans ce troquet qu'il n'y avait plus 

    de quoi  s'asseoir pour passer le temps et consommer ...

    .

    .

     

    Hélas en fait les visiteurs

    étaient armés de mitraillettes

    C'étaient  de vrais bandits sans scrupules et tres entraînés

    donnant tres vite l'ordre à tous de s'allonger sur le sol

    ils semblaient même au courant de l'arrivage de 

    ces agents secrets marionnettes même pas armés

    "sortez vos portefeuilles  on va les ramasser"

    Et pour René : "ouvre nous bien ton tiroir caisse

    ton coffre , et vide aussi tes poches"

    .

    .

    La femme noire de René voulut résister

    elle réchignait à retrouver la clé, alors

    d'un coup de crosse elle fut assommée

    en rigolant par le chef de la bande armée.

    René sans attendre donna tout ce qu'il pouvait .

    Néammoins  il reconnut sans hésitation  le chef de bande

    c'était le fils d'un général de la milice présidentielle

    .

    .

    De la où on nous étions  assis face au soleil qui rougeoyait

    sur la ligne d'horizon

    devant les îles et les plate formes pétrolieres 

    on voyait très nettement  le palais du blanc mbengété

    qui commandait la garnison  du président,

    la garde républicaine plus peuplée que l'armée elle même

    Bientôt des milliers de lampes allaient s'éclairer

    sur les murs, les balcons et les jardins

    et de l'autre côté le roi du pétrole et de la pompe à eau

    allumerait aussi des projecteurs qui balaieraient la plage

    On ne lésine pas avec la sécurité

    Il suffisait d'avoir des générateur de courant et du pétrole

    pour pallier aux pannes d'électricité publiques

    .

    .

    René m'apprit qu'il avait longtemps été 

    un barbouze ,et  maintenant il était  retraité.

    Il connaissait tous ces gens là, des bons vivants

    qui ont mille prétextes pour assassiner, soldats fidèles

    la crème de l'élite, généraux colonels

    des bantoustans mékako et de l'empire mbengété

    René connaissaient même leurs rivalités

    lorsque par jalousie ils se sabotaient

    leurs hélicopteres, la vie est éphémère

    Lui même on l'avait fait passer pour un mercenaire

    alors qu'en fait il était militaire et fonctionnaire, agent secret

    .

     

    Fixé au Mékako  où il avait sa femme couleur d'ébène

    Elle aimait ardemment se faire sauter

    Avec elle il ne craignait pas la panne

    C'était une femme  enthousiaste et pas compliquée.

    .

    .

     Mais alors qu'il venait de prendre sa retraite

     l'empire Mbeng tomba pour une durée indéterminée

    sous la férule du démagogue Boxa, dit le nabot

    .

    .

    Des lors presque tous les visas étaient refusés aux femmes noires

    à part celles de la caste des méritants de l'économie ou de la politique

    racketteurs de la populace, hauts fonctionnaires ,porteurs d'uniforme

    fidèles auxiliaires du pillage des matieres 

    des grands horizons Mékako par l'empire Mbeng

    et tous ceux que les soi disant démocraties arrosaient

    pour s'en  faire des complices à coup de rétrocommissions

    .

    .

    les assemblées de Mbeng votaient des aides au développement

    pour le Mékako, sans rien vérifier

    c'était fini le temps des colonialistes...

    Devant les utopistes, Boxa le certifiait

    Tout ce qu'on dit sur ses méfaits nul ne pouvait le prouver

    ce n'était donc qu'imaginaire !

     

    .

    .

    Mais maintenant  René avait la rage contre Boxa

    le  démagogue qui mentait comme on respire

    sans respecter les femmes des sans grades

    désormais  comme lui même sans utilité 

    pour les armées  et le rang de Mbeng à l'étranger

    .

    .

    Boxa, disait René, est un bandit , il pouvait le prouver

    mais là dessus seuls le croyaient les autres témoins

    Les autres témoins criaient au blasphème , ironisaient

    sur ses fantasmes pessimistes et conspirationnistes.

    .

    .

    Boxa trempait sa langue  dans toutes les idéologies

    de droite , de gauche et du centre , amis de tous

    communistes, capitalistes, dévôts,

    tous il les débarassereait de la racaille

    des gens qui blancs ou noirs s'entassent dans les banlieues

    pour  dénigrer la patrie des droits de l'homme  et les valeurs chrétiennes.

     

    Boxa, c'était le fascisme new look, champion d'illusionnisme

    Quel métteur en scène, quelle modernité je l'avoue 

    et quel humour, le grand frere, sa femme dans les journaux faisait l'éloge

    De sa grande humanité, mais c'était un démon

    Elu pour éponger les dettes de l'Etat  , il les multiplia

    et quoiqu'ayant promis la fin des paradis fiscaux

    pendant son tour de piste, il y plaça une fortune

    .

    .

     

    René avait la rage, impossible pour lui

    de voyager avec sa femme au pays Mbengété

    Il y avait  famille, amis , des enfants , même  un verger ;

    Il  était né là bas , s'était battu pour son drapeau

    et voilà qu'il ne pouvait montrer la  patte blanche

    de son épouse traitée comme une pute immigrée

    alors que les vraies putes continuaient à passer

    car à tous les échelons elles étaient rentables

    c'était la loi du marché.

    .

    .

    Du coup, René avait pris sa carte

    de la ligue internationale des droits de l'homme

    et sa rancoeur était telle qu'il s'était mis à déballer 

    son histoire d'ancien barbouze repenti et retraité

    .

    .

    Il me certifia avec ardeur avoir observé, aux premières loges

    d' honorables politiciens et ministres

    blancs ou noirs du Mékako ou de l'empire Mbeng 

    toucher de grosses liasses de la mafia sans frontieres,

    des  malfrats  prêts à tuer autant de gêneurs qu'il fallait

    pourvu qu'en pays libre ils se sentent protéger

    .

    .

    Et toi , lui demandais je, alors tu bossais

    pour ces gens là peu recommandables peu recommandable ?

    .

    Il répondit : voilà comment ça s'est passé

    je faisais mon service militaire

    comme tous les jeunes gens de mbeng  pendant un an à l'époque

    et j'étais un championde la gachette

    champion de tir  de loin comme de pres

    jamais je ne ratais le centre de la cible

    même par grand vent je savais d'instinct ajuster

    et sans lunette, bref  au pistolet j'étais doué

    .

    moi même je n'en savais rien avant d'être envoyé

    aux entraînements de tir, cela venait tout seul

    Quand les gradés virent ça, ils trouvèrent dommage

    que mes talents se gâchent dans d'autres corvées

    j'étonnais par mes capacités à viser juste sans tarder

    et je fus assigné au service d'action civique

    animé en ces temps par le parrain du nabot Boxa.

    .

    .

    J'étais parmi ses gardes du corps, l'accompagnait partout

    Dans  les meetings où il promettait à la foule

    de terroriser les terroristes, et d'éradiquer les malfrats

    mais ses campagnes électorales étaient en grande partie

    financées par les mafias. J'étais aux rendez vous 

    où se comptaient les billets dans les valises

    ces gens là fraternisaient gentiment, la bonne humeur régnait.

    .

    Et toi, demandais je, ça ne te gênait pas ?

    .

    Tu sais, répondit René, j'étais jeune et militaire

    On m'avait raconté que pour servir notre  beau pays Mbeng

    il fallait des gens comme moi qui sachent bien tirer

    j'étais casé dans un boulot en or sans  fatigue

    et j'avais accepté que les gens haut placés

    savaient ce qu'ils faisaient ...Ils expliquaient :

    comment supplanter nos ennemis, ces barbares

    sans jouer sur le même registre, on n'allait pas devenir

    un pays d'esclaves piégés par l' imprudence

    la civilisation , n'en déplaise aux rêveurs

    ne pouvait se défendre qu'avec les méthodes adaptées 

    aux réalités géopolitiques sans pitié !

    .

    .

    Alors, continuais je, c'est ainsi

    qu'on t'a envoyé travaillé en Afrique  ?

    Oui, car là aussi il y avait des valises de billets

    l'aide au développement pour les présidents du mékako allié

    les rétro commissions, tout cela est vrai

    et moi j'étais dans une équipe missionnée

    pour accompagner et protéger les bureaucrates

    chargés de faire disparaître toutes les traces.

    .

    Tu veux dire, insistais je, pour tuer ?

    .

    mais bien sûr qu'il me fait, mais en dernier recours

    et devant le bon Dieu j'étais pas reponsable

    on me trompait, j'obéissais aux ordres , hypnotisé

    et sans mes pistolets j'avais peur de la misère

    néammoins ont tuait le moins possible

    car les morts ça se voit, alors que les papiers 

    on peut les brûler et transformer alors chaque opération

    en fiction , car aucun journaliste ne pourra rien prouver ...

    on ne tuait que lorsque c'était inévitable ...

    .

    En fait dit il encore, sais tu qu'au mékako

    80% de l'économie publique et privée

    appartient aux grands patrons mbengétés ?

    Tous ces gens qui orchestrent la coupe du bois et les forages

    les plantations pour l'huile de palme et tout ce qui a un prix 

    ce sont eux mêmes  des agents secrets , ingénieurs en minerais

    et autres spécialistes , avec doubles casquettes

    tous défenseurs comme moi même de la civilisation mbengété

    quand on est jeune et bien payé, on croit à toutes les sornettes !

    .

    .

    Le soleil se couchait orange et je m'étonnais 

    car quelques semaines auparavant une des plate formes pétrolieres

    avait pris feu, c'était énorme, cet incendie sur la mer.

    de gros bateaux aveient convergé sur les lieux et finalement tout éteint.

    En une nuit  ils avaient emporté même les piliers

    Et le temps d'une autre nuit, quelques semaine après

    Une nouvelle plate forme avait été érigée

    René m'expliqua qu'avec la technologie

    On fait désormais des miracles

    d'énormes navires peuvent rapidement dépliers

    Des îles flottantes sur les hauts fonds gorgés de pétrole.

    .

    .

    Pendant ce temps là les peuples du continent Mékako

    survivaient dans la précarité, mais heureusement 

    il y avait la chasse , la pêche et les jardins 

    et nous étions  bienvenus , nous les investisseurs mbengétés

    l'homme blanc suite aux indépendances était sacralisés.

    .

    Alors les habitants du Mékéko rêvaient des villes de l'empire Mbeng

    là bas même sans un sou on te soignait dans les hopitaux 

    les méritants  en uniforme ou en costard n'étaient pas autorisés

    à racketter le peuple par des chantages toujours renouvelés

    .

    Beaucoup fuyaient lles tropiques d'enfer par la mer 

    quitte à en périr d'une simple tempête

    ah quoi bon vivre encore en esclave du diable

    Là bas de l'autre côté de l'océan on fait de la publicité 

    pour le Bon dieu, la vraie démocratie, les droits de l'homme !

    .

    on ignorait que  le président Boxa faisait voter des crédits

    pour que les patrouilles mékakos à quelques encablures  du rivage

    arrêtent  les fuyards qui se rêvaient en immigrés

    Non le bétail ce n'est pas sa place, on ne peut pas 

    accueillir toute la misère du monde

    .

    .

    l'assistanat c'est l'héritage coutumier des mbengétés

    Débrouillez vous , les paresseux, avec vos rois nègres

    Eux seuls désormais et leur escorte auraient des visas pour voyager

    et même la médaille de la légion d'honneur mbengété

    car ils apportaient dans les banques   pour le faire fructifier

    A l'abri. Imitéz les pour devenir civilisés

    .

    .

    Du coup il se disait chez les Mékakos gravement désargentés

    que le bon Dieu les avait abandonné

    pour réussir il fallait devenir un bandit ou un militaire

    l'argent inspirait seul le respect

    quelle que soit la méthode pour le gagner

    Les blancs et les chinois sablaient le champagne avec les gradés noirs

    le mékako est un pays d'avenir

    Pas de charge sociale à payer

    C'est un modele de liberté

    on nous laisse devenir riches sans nous taxer

    il y aurait surement  des retombées 

    apres cinquante ans pour les dehérités

    mais pour l'instant les prix devaient encore augmenter

    Pour survivre nombreux étaient les prostitués

    de corps , d'esprit et d'espace tems, c'était inévitable,

    soyons réalistes la jungle est pleine de chasseurs

    l'homme est mauvais et les utopies sont meurtrieres

    sans exceptions , les idéalistes

    à leur tour traitront pire encore, comme des capitalistes ...

    Chacun dans son enclos et les vaches

    seront bien gardées

    .

    .

    Et, demandais je à René, c'était dangereux , ton métier ?

    Pas vraiment qu'il répond, car on avait les  armes 

    Les gens réfléchissent avant de s'occuper de nos affaires

    et renoncent, mais une fois c'est vrai j'ai failli clamser

    C'était quand j'escortais  le parrain de Boxa, alors ministre de la Police ...

    .

    Le grand homme venait à peine d'entrer dans sa limousine

    qu'on se trouve encerclé par des hommes armés et cagoulés

    c'était en Mbeng, sur un parking de la capitale

    là on était fait comme des rats,

     ils nous sont tombés dessus et ils tapaient

    la secrétaire du ministre a eu le cou bien amoché

    Jusqu'à ce jour elle porte encore une minerve

    .

    Moi dit René, j'avais sorti en un clin d'oeil mon arme et je tirais

    tous les gardes du corps on était colles contre la carosserie de la voiture

    pour protéger le ministre assis derriere le chauffeur

    on faisait un rempart de nos corps , en vrais soldats idiots et dévoués au diable

    ce qui  qui nous a sauvé, c'était qu'on était des as de la gâchette

    le commando masqué pouvait taper sur ceux qui nous accompagnait

    mais nos balles les ont fait déguerpir rapidement avec leurs morts et leurs blessés

    On n'a jamais su si ces gens là étaient d'une milice

    de nazis , de marxistes ou de salafistes ou autre chose encore.

    En fait ça ressemblait à une expédition punitive.

    Peut être un potentat grugé, un contrat pas honoré

    C'est parfois cela les attentats terroristes

    dans ces cas là pas de pitié pour le personnel , les intermédiaires

    puisque les hauts responsables, eux , restent protégés;

    .

    .

    René me dit : maintenant ma vie a changé ...

    J'ai bien vendu mon restaurant, c'était trop risqué

    Comment faire le poids face aux bandits bien organisés

    quand ils se fournissent en munitions dans l'armée ?

    Le fils du général a été plusieurs fois arrêté

    mais son père a toujours réussi à le faire libérer ...

    Les barbouzes de Mbeng qui entrainent la garnison

    ne se mêlent que des missions qu'on leur a données

    chacun reconnait qu'avec les soi disant mercenaires blancs

    Les coupeurs de route se sont raréfiés

    cela fait de la publicité pour les blancs

    Les  hommes de main surv place on ne peut pas les contrôler

    Il y a juste une limite à ne pas dépasser

    pour que la population se sente protégée

    faut bien que quelques uns aient le droit de tuer

    pour éviter le chaos généralisé.

    .

    .

    Puis tu sais , il est fort le président Mékako ...

    Dans le delta du fleuve il y a une guérilla indépendantiste

    qui revendique  la zone pétroliere, elle leure suffirait

    ils sont financés par on sait quels concurrents,

    peut être d'autres banquiers de Chine , d'Arabie ou d'Inde, comment savoir

    ou quelque bande tribale assoiffée de rançons...

    Parfois ils ont pris en otage des cadres mbengétés

    Leurs ouvriers mékakos ils les ont directement fusillés

    Personne dans les journaux n'en a jamais entendu parler

    même dans les pays où les informations sont autorisées

    Pourtant y eu de morts, et même juste là

    sur cette plage où tunabites  j'ai vu un jour en me promenant

    Des cadavres roulés par les vagues

    ils étaient boursouflés on les a évacué.

    .

     

    Maintenant il est interdit d'approcher les plate formes sur la mer

    Les pêcheurs peuvent prouverqu'ils ne sont pas terroristes 

    en évitant de vivre aux dépens des  poissons dans ces parages.

    .

     

    Il est fort, le président Mékako, l'autre jour il a expulsé

    du pays un blanc qui photographiait son palais

    c'est un droit réservé à son biographe, un agrégé mbengété

    qui fait son éloge sur les médias du monde entier.

    Le président est un vieux sage, c'est le message  qu'on veut faire passer

    c'est un modéré vu qu'il n'a pas fait enfermer

    sa femme principale qui par jalousie l'a giflé

    lui il s'est contenté d'en rigoler

    devant les caméras, tous ses pairs

    louent ses qualités sur la planète

    .

    .

    Lui il dit à la télé qu'il est garant de la paix

    Partout ailleurs on s'étripe, on se bombarde

    guerres tribales , meurtres planifiés confiés à des drônes

    alors qu'aiu pays Mékako depuis son coup d'etat règne la paix.

    .

    .

    il y avait même un vieil homme  qui avait rêvé 

    qu'il devait en remerciement se présenter au palais

     pour offrir sa chasse du jour au président bien aimé.

    Voila qu'il se présente avec une antilope

    encore jeune et depuis peu décédée 

    mais les gardiens ont pour mission de barrer l'entrée

    n'importe qui de gentil peut être un terroriste déguisé

    alors ils tabassent le rêveur copieusement et bien

    .

     

    Heureusement de son salon  de son salon entend crier

    alors il rapplique, fait demander

    explication pour le rafut qui a troublé sa sieste

    On lui apporte alors l'antilope sacrifiée

    Le président est ému; il invite le généreux donateur

    il lui fait servir la bière et le café

    il lui demande de pardonner 

    à ses cerberes, ils sont payés pour ça ,

     faut comprendre ils sont missionnés

    pour défendre la paix contre les mauvais et les rusés

    il console le vieil homme, et pour l'indemniser

    va chercher dans son coffre scellé dans le mur 

    une bourse de pièces d'or , de quoi payer

    La dot de chacun de ses enfants mâles

    généreusement, de quoi  leur acheter

    les plus belles filles de la cité parmi les plus riches.

    .

    .

    Bien sûr qui pourra dire si ce récit est vrai

    On raconte tant de choses, et chacun croit

    ce qu'il a envie de penser, quand aux faits

    depuis des siecles ils sont falsifiés

    on fait passer le mensonge pour la vérité

    et les témoins honnêtes sont persécutés

    pour calomnie, et même à l'occasion suicidés

    ou accidentés, voire  empoisonnés

    avec des poisons difficiles à déceler ...

    Même les dictatures se recyclent dans ces procédés

    Fusiller nuit à la réputation des chefs ...

    Qui va prouver si la démocratie est authentique

    ceux qui ont des ennuis sont dits les avoir chercher.

    .

    .

     

    Y voir tres clair de loin est un talent apprécié.

    Circulez, y a rien avoir , c'est de la poésie

    de la perte de temps ,

    les gens sérieux ne ridiculisent pas 

    à accorder de l'importance à ces gens qui se prennent pour poètes

    platon a dit qu'il fallait les chasser de la cité !

     

    .

    .

     


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