• opus 334 : REFUGE POUR LE VOYAGEUR

    version 1 :

    opus 334  :  REFUGE POUR LE VOYAGEUR

     

    version 3 :

     

    C'est vrai, la jungle humaine est sordide

    on se fait manger les pieds, les mains , la langue

    avec des ricanements et des rots

    sans pouvoir émettre avec l'âme

    un accord dans le tintamarre

    car les décibels et la sauce des bringueurs

    ont noyé jusqu'au sens de la viande

     

    Difficile d'être de la fête

    avec le rôle prestigieux du gibier

    alors voilà j'entre en moi même

     

    Je passe la porte du temps

    grâce au nectar offert gratuitement

    par les fleurs savantes patientes

     

    J'arrive entin dans le pays d'Azur

    promis par mes rêves d'enfant

    je fais mon miel au creux des alvéoles

    un miel de feu et d'eau pour la faim 

    de l'enfant ou du vieillard blessé

     

    Bienvenue sur ma planète radieuse

    il y a autant de place qu'on veut

    elle grandit si on est très nombreux

    suspendue dans la nuit lumineuse

     

    On peut même en partir à plusieurs ou tout seul

    afin d'ensemencer des peuples moins cléments

     

    Par la concentration sur les yeux fermés du yogui

    j'ai perdu ma rage de dents

     

    Emportez les trésors autant que vous voulez 

    du bleu profond que j'assemble

    il en restera toujours davantage

    ainsi que du rouge et du jaune pour tatouer 

    les baisers oublieux des amants

    et ta mémoire qui me ressemble

     

    Infini au centre, infini sur les courbes d'horizon

    je ne reviendrai jamais vraiment 

    du ciel de derriere le ciel

    et des aimants

    qui ont mis ensemble

     

    J'envoie en pleine figure du passant 

    cet éclair chargé des cinq éléments

    voilà comment je me défends

     

    Qu'ils aillent régner en enfer

    les voyous en cravate et col blancs

    les zombis d'orgueil en toutes langues

     

    Ils avaient planté leurs drapeaux

    sur mon berceau et sur ma tombe

    avant de me retirer à moitié

    ma citoyenneté de leur monde

     

    A moitié seulement car pour mes bras mes jambes 

    ils les ont décoré de chaînes

    pour me promener dans leurs cirques

    et collecter la dîme et des amendes

    pour la civilisation qu'ils défendent

     

    Oui ces animaux là, ils m'ont tué cent fois

    avec leurs mâchoires souriantes de loups

    et leurs lèvres baveuses et pendantes

     

    Alors j'ai pris refuge derrière la Croix 

    derrière leurs fausses reliques 

    et là je peux mourir à jamais immortel

    hors de portée de leurs missiles

     

    Certes j'ai changé de visage

    il est moins carré et à perdu ses yeux

    mais carrément ovale il a le regard du ciel

    un bonheur qui pousse au pardon

     

    Quant à eux eux addictés à l' enfer

    faux dieux courroucés en carton

    invités malgré tout sur mon astre 

    ils veulent tout manger tout voir et tout entendre

     

    Mais comme il faut laisser sa peau au vestiaire

    ils sont restés dehors à faire des commentaires

    et m'ont applaudi comme une illusion

    puis se sont endormis pendant ma danse

     

    Si je suis pour le revenu minimum 

    pour tous les nouveaux nés sur toute leur planète

    c'est afin que que le vieillard qui m'entend

    retrouve sa joie d'enfant qui crée le monde

    sans être poursuivi par les ivrognes

    enfermés dans leur glorieuse forge

     

    Par la concentration sur les yeux fermés du yogui

    il est entré en moi je suis entré en lui

    j'ai perdu ma rage de dents

    J'ai aussi perdu quelques dents


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