• opus 154 : NOUBA

    version 1 :

     

    opus 154 : NOUBA

     

    version 2 :

     

    Dans un jardin à Marrakech

    une fontaine et des oiseaux

     

    Les oiseaux picorent dans l'eau

    les reflets du soleil de midi

     

    Sous des arches des musiciens

    s'accordent pour la nouba du matin

     

    Arabes , berbères et juifs séfarades

    chantent accompagnées de cithares

    de luths et de la derbouka

     musulmans ou chrétiens ces musiciens

     n'ont de Dieu que l'Amour

    qui se donne et prend soin des arbres

     

    Le jardin est vert avec quelques palmiers dattiers

    Sur une table basse sont posées des pommes

    les oiseaux s'en approchent puis reculent

    craignant la colère improbable des hommes

    et des femmes éblouis par le chant

    qui raconte les amours cristallins 

    du soleil , des ruisseaux, et de la fontaine

     

    Un enfant joue avec une balle

    et esquisse des pas de danse

     

    Des hommes en djellabahs blanches et chapeaux rouges

    tiennent des tambourins à sonnailles

    ils ressuscitent le temps andalou

    en dépit  des chefs bandits féroces

    qui depuis des millénaires

    se partagent nos héritages

    en verrouillant nos destins par leurs guerres

     

    La pomme est verte comme les prés 

    le ciel est bleu comme justice

    les oiseaux jaunes et la fontaine blanche

    rouges les lèvres des femmes

    châtains  les cheveux des hommes

     

    Une datte est posée sur la table

    elle est pour toi le visiteur

    qui entendant sonner les maqams 

    a frappé à la porte verrouillée

     

    les  dévots égarés iconoclastes

     ont accusé de blasphème la musique

    et couronné le mauvais coeur d'Iblis 

    du titre de docteur de la Loi


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