• MURMURES DE L'AMI VIRTUEL

    version 2

     

    Ton chant m'habille des formes bigarrées de l'univers

    pour que ma danse les purifie des mauvais sorts têtus.

    Par amour pour toi, mon soleil se lèvera encore

    et t'accompagnera jusqu'au  temps de nudité causale

     

    Le mal encourage au mal, contagion d'inconscience

    Faute de confiance on meurt vaincu et aveugle

    L'ivresse de l'orgueil de n'être qu'une bête désirable

    fait de la planète une poubelle une souricière

     

     Survivra seule la danse de l'âme et de l'amour

    les rires clairs de l'enfance sans péché

    La source Divine te comblera vivant comme mort

    pourvu que tu dédaignes d'appâter les zombis

    Aussi  endure stoïque leurs chantages

    en essayant tout de même de les déconstruire !

     

    Pendant qu'hypnotisés les morts vivants  

    livrent leur bataille contre ta vie qui leur porte ombrage

    fais un pas de côté et contemple la mer

    deviens l'arbre qui est un ami et un exemple

    il endure dans le silence la frénésie des bêtes

     

    Richesse et beauté ne suffisent pas à se contenter

    Le refuge est d'abord dans le Rayon supramental

    qui dévoile le sens de toute chose par son chant

    Là se trouve la force du souffle et de la danse

     

    Du fond de cette paix , de cet amour calomnié

    la face heureuse de l'univers se dévoile

    Ta vie n'est qu'une branche pour que l'oiseau s'élance

    jusqu'aux possibles de la Conscience Créatrice

     

    Les vampires ont par instinct multiplié la souffrance 

    Comment pourraient ils la guérir dans leur propre coeur

    qui ne  se rassasie d'aucune ambition ?

     

    Abandonne la prière insincère de l'illusion

     

    La Croix du Christ te fait craindre d'être honnête

    mais l'amour est plus léger que le mal fatal

    Car szi tu blesses chaque jour le monde où tu es né

    Tu enchaînes ton âme à l'obscurité solitaire

    Elle devient aveugle à sa propre lumière

     

    L'issue existe, hors des intimidations des crocs puissants ...

    Simplement purifie ta danse dans l'amour véridique

    Fais taire les bruits qui te distrayent de la paix du dedans 

    Evite de te vendre toi-même en esclavage

    en croyant de sauver près des monstres protecteurs !


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    opus 92 : LE TETRAGRAMME

     

     

    L'échelle des couleurs t'a conduit au Tétragramme

    c'est à dire au lieu de la conscience où les éléments s'équilibrent

     

    Bois à cette coupe inépuisable

    Bois la santé du Dieu qui a

    besoin de ton bonheur vertueux

     

    Là le soleil

    murmure dans ton coeur son offrande

    et ensemence ton rêve

    et illumine tes minutes 

    et tes années de ses Pensées

     

    Reste donc suspendu mon frère

    au dessus des désastres familiers

    car c'est de là seulement 

    que tu pourras un peu les transmuter

    en bon ouvrier évadé de tes chaînes

     

    Même les  illusions résonnent de l'offrande  divine

    mais à vouloir enfermer le don gratuit

    dans les dédales de ses greniers 

    la bête épuise sa propre chance 

    et pourtant prêche le triomphe

     éphémère  de ses calculs d'enfer

     

    A travers nos jouissances  l'eternité est entrevue

    N'essaie pas de la dompter

     alors elle te maîtrisera

     pour te libérer 

     

    Nos fenêtres en sont  les miroirs 

    avec lesquels nous préservons

    l'obscurité sauf étouffement ponctuel

     

    Brise donc les frontières de l' égo

     de ses gloires,  de sa fausse morale 

    l'égo aux  yeux crevés 

    faute d' amour et de solidarité ...

     

    Lorsque l'humanité revenue de ses complots 

    financiers , médiatiques et terroristes

    chérira de bon coeur le dialogue des races

    et des religions attirées à tâtons

    vers la lumière colorée

     hors des cavernes de la Chute ...

     

    Lorsque l'humanité réconciliée répudiera

    les feuilletons de la convoitise 

    pour le partage des vergers

     

    Alors l'arc en ciel de la justice sociale 

    multipliera les fruits et les chances

    et le sacrifice des prophètes  n'aura pas été vain

     

    Nous sommes venus de la lumière 

    et nés dans l'obscurité

     

    Sois à ton tour un combattant de la liberté

      au delà des barbelés où tu as été parqué

    comme du bétail

     

    Lorsque  tu es brisé par l'engrenage

    de la prédation des esprits ou des corps

    c'est l'âme du monde qui est insultée 

     

     

     

     


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  • La version 1 de ce poème  a été publiée dans les articles Facebook de Dominique ORIATA TRON  le  dimanche 14 août 2011 sous le titre  LA NOUVELLE MODERNITE , LE VRAI XXIème SIECLE , SI POSSIBLE. La deuxième version est très peu corrigée.

     

    opus 497 : REVE , traduit du paou-tanpago

     

     

     

     

    J' ai fait un rêve ... 

    J'ai vu le jour où la sage bonté  gagnait 

    sur toute la planète 

    Les sorciers et les chefs-bandits abandonnaient leurs accoutrements

     pour ne pas être reconnus

     

     

     

    Car nous étions maintenant des milliards de citoyens 

    à court-circuiter les banques, les féodalités

    nous avions préparé des petits jardins de légumes 

    avec des arbres fruitiers

    pour éviter qu'ils nous affament

    pour délit de  pacifique non coopération

    et c'est eux maintenant qui étaient paralysés.

    D'un bout à l'autre de la planète la situation était inversée

    C'était à eux de négocier s'ils voulaient continuer

    à nous  diriger comme un troupeau selon leurs besoins

     

     

    Le chantage  des  spéculateurs de la division prenait fin ,

    l'humanité avait trouvé son unité,

    et pourtant chaque créature était unique comme chaque arbre dans la forêt !

     

     

    Les âmes de tous les persécutés revenaient vivre dans nos chairs le témoignage de la félicité.

    Elles descendaient du Ciel sur des rayons de toutes les couleurs et la mer scintillait.

    L'humanité redécouvrait sa richesse, chaque pierre devenait précieuse.

    L'ennemi était désormais : la bête prédatrice issue de nos hérédités d'ongles et de dents,

    nos miroirs de diables cyniques mauvais conseillers.

     

    Mais  l'amie du présent et du futur 

    c'était l'inspiration pour évoluer dans la justice quotidienne,

    dans l'amour pour chaque créature, chacune à la distance souhaitée,

    dans l'humilité créatrice, dans le souffle Divin.

     

     

    Les âmes n'étaient plus tourmentées , elles étaient rassassiées !

    Elle ne pleurait plus ,notre planète bien aimée !

     

     

    Cela avait commencé  à tous les coins de tous les continents, et sur les îles,

     par les assemblées des indignés pacifiques mais constants

    distributeurs d'informations possibles à vérifier

    sur toutes les places des villes et même dans les forêts

    simplement pour dire que ça suffisait :

    on avait compris le cinéma de leurs discours hypocrites

    de leur prétentions à nous protéger des épouvantails qu'ils nous avaient créés

    de leurs ébauches d' inquisition pour arrêter le progrés !

    On ne les croyait plus sur paroles, mais au vu des faits...

     

     

    Les rapaces nous auraient bien déporté sur la lune 

    vu que les camps de rétention étaient pleins

    et là  ils n'avaient pas eu de scrupules à séparer les amoureux

    ni les mères des enfants

    vu que si on parvenait à les coincer en haute cour de justice 

    c'est le contribuable qui payait pour rembourser le frais des victimes

    (lorsqu' elles avaient pu les avancer, y consacrer des années...

    En attendant ils nous tenaient sur leur poële à frire.)

     

     

    Ils nous auraient bien déporté sur la lune 

    mais ils n'avaient pas encore pu complètement  embrouiller 

    les lois  et les informations qui surveillaient  leur sincérité!

     

     

    On avait tenté de nous disperser avec des bâtons

    au nom de prophéties sur mesure

    (usurpation d'identité par  sectes séculaires et fonctionnaires de la Culture

    identitaire, pour nous faire boire la tasse

    pour que ce soit plus confortable de se cacher, résignés

    la tête sous l'eau , avec juste une paille pour respirer ...)

     

     

    Enfin nous étions tellement nombreux désormais

    qu' on arrivait maintenant  à  rigoler 

    de leurs mises en scène historico-religieuses

    qui avaient verrouillé le progrés social,

    qui avaient submergé nos oreilles de tintamarres menaçants

    pour que l'on n'entende pas le souffle Divin

    dans la chanson du vent et de la mer

    du soleil et de l'amour libéré

    mais seulement les déclamations de leurs idoles

    avec nous prosternés devant leurs tribunes de faussaires !

     

     

    Il y avait aussi pour semer la panique

    les cris d'alarme des singes porteurs des trophées de l'économie

    Les fausses rumeurs pour faire chuter les placements boursiers

    les publicités mensongères des ministres pour aspirer

    les économies des destinées dans le tunnel de leur manche

    bref l'art, la politique et les religions réduits à l'illusionnisme 

    avec grand talent, grand style, mais on n'arrête pas le progrés

    C'était nous la nouvelle modernité.

     

     

    Soi- disant nous serions tous ruinés s'ils ne pouvaient plus 

    orchestrer par l'apartheid planétaire  la destinée de leur bétail humain

    sous la férule des chefferies de toutes races ...

    Ils avaient juste oublié une chose :

    c'est qu'ils nous avaient dejà presque ruinés,

    et qu'au bord du précipice

    on s'agrippe à celui qui nous y pousse...

    Tu nous  fais tomber ? on tombe ensemble !

    c'est tout ce que tu nous laisses à partager !

    Et là, du coup,  ils se sentaient acculés comme nous

    ils comprenaient que l'esclavage d'autrui allait les appauvrir

    et que pour rester concurrentiels, ils devaient négocier !

    Oui, il était trop tard pour rétablir l'esclavage

    Les combattants de la liberté nous avaient éduqués

    et c'est par l'exemple que  nous donnions envie de la Paix !

     

     

     

    Pendant longtemps nous avions fait semblant de coopérer

    Nous étions devenus nombreux , des milliards

    à ne plus nous inquiéter de leurs épouvantails

    à jeter dans les poubelles de l'HISTOIRE

    la culture des moeurs  qui nous divisaient

    pour grandir dans  la culture des connaissances partagées 

    venues de toutes les contrées, rayonnant  dans toutes les langues

    dans la jouissance de nous métisser, de nous compléter !

     

     

    Et voila maintenant  ceux qui avaient pétrifié le temps, 

    les chefs d'orchestre des guerres de l'âge de plomb,

    ils étaient nus et tentaient de se joindre à nos danses

    pour ne pas se faire remarquer par leurs moues amères  et sans pitié

    pour rencontrer l'amour et la chance autrement que par le portefeuille

     

     

    Au fait on ne les chassait pas comme gibier 

    on accueillait les bonnes volontés, les repentances justifiées

    on leur demandait seulement

    de faire les comptes  avec nous 

    et de partager équitablement les tâches et la prospérité 

    et de ne plus  ruiner le temps et l'espace par leurs décrets labyrinthiques

    leur police de l'amour, leurs prêches rarement concrétisées ...

     

     

    Démasquées les fausses gloires 

    Dévaluées les ivresses vampiriques !

    On ne croyait plus à leurs cauchemars, nous étions des milliards d'indignés

    Et avec internet et les téléphones portables sur toute la planète

    nous avions décidé d'arrêter d'un seul coup leur machine à décerveler

    qu'ils ouvrent les frontières s'ils veulent délocaliser !

    et que chaque citoyen de la planète accède aux mêmes droits sociaux...

     

    Au jeu de l'économie et des libertés

    ils ne pourraient plus s'enfuir avec le ballon, 

    ce n'était pas une façon de gagner

    même si avec leurs clones télévisés ils avaient failli tout enfumer...

     

    Sur le net des foules d'observateurs anonymes avaient levé les voiles 

    Pacifiquement  il devenait possible d'exhumer le véridique

    Il avait survécu aux séquestrations...

    Le vent du futur nous avait tous convertis

    à la fraternité de la  patrie cosmique retrouvée

    plus confortable que tous les luxes frelatés ,

    à la nouvelle paix, à la nouvelle prospérité,

    et à  la joie de vivre !

     

     

    Une fois si nombreux nous avions refusé de coopérer

    nos coeurs battaient du rythme de la nouvelle évolution de l'espèce

    Désormais  elle serait libre de patiemment se créer

    sans d'interminables procès et une multitude d'erreurs judiciaires !

     

     

    La planète retrouvait la santé , l'information cessait d'être truquée ...

    Les esprits libérés des chantages de l'inflation pouvaient mieux percevoir

    les sources subtiles du supramental cosmique et s'en nourrir !

     

     

    (traduit du paou-tanpago, la langue de mes rêves)

     

     

     *

    Le saut évolutif de la grenouille -1989 à Maharepa , Moorea , Polynésie Française :

     opus 497 : REVE , traduit du paou-tanpago

    *

    L'oiseau de paradis allume le feu du Phénix- 1999 à Hampi, Karnataka , Inde du Sud

    opus 497 : REVE , traduit du paou-tanpago

    *

    Mudra de la jeune pousse qui deviendra un grand arbre -2009 à Kribi ,département de l'océan, Cameroun

     

    opus 497 : REVE , traduit du paou-tanpago

     

    commentaires de la 1ère version sur Face Book : Patricia Valdin, Daniele Blatmann Mirnezami et 2 autres personnes aiment ça.

     

    http://ekladata.com/Fa7uQj0ZO0GLfqRTg8nxkXqEZe8.jpg http://ekladata.com/SZ0TsfwQAo-PZ-gTSi6haPyP5NY.jpg


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    D.O.Tro, : GERONIMO ET JULIETTE

     

    opus 380 : GERONIMO ET JULIETTE

     

    opus 380 : GERONIMO ET JULIETTE

     

    Toute existence  est un opéra

    poème  chargé de sens

    ou insignifiant, 

    selon le jugement de l'animal  qu'on rencontre

    selon qu'il a des oreilles ou pas,

    fourmi, scorpion, moineau, oiseau de paradis ...

     

    Toute existence est jeu de vérité.

     

    Pour comprendre le mode  d'emploi , 

    de la vie , faut rester véridique

    On ne se sauve que par là, mais qui croire ?

    Nos sens parait il sont eux aussi trompeurs

    le cheval voit l'homme deux fois plus grand

    et le faucon  le voit  d'au moins deux fois plus loin...

    mais peut être qu'ils ne voient qu'eux mêmes ?

     

    Il n'y a que le vrai con qui jure sur la tête de son prochain

    que toute maltraitance sur cette terre est à l'endroit

    et que sont aventuristes les utopistes qui la voient

    à l'envers ...

     

    Ainsi   chacun porte avec lui  sa provision de vérité ...

    Il serait prudent d'en douter , comme d'une hypnose ...

    Il y a la vérité des pâquerettes, belles mais piétinnées

    et la vérité des crocs du lion et de la hyène .

    Eux, dit on aux enfants, savent se faire respecter.

     

    J'ai fait un rêve cette nuit, la vie humaine était un voyage

    j'étais parti avec ma famille sur un bateau,  

    qui faisait sans cesse le tour du globe terrestre, 

     ma famille, ces boules sur patte ne débarquaient nulle part

    mais  prenaient  des photos du paysage

    et moi j'avais joué la carte du pingouin solitaire :

    j'avais plongé dans l'océan, en principe pour rejoindre le rivage

    mais fatigué de ne pouvoir jamais atteindre ce mirage

    je m'étais retrouvé, en sueur, sur un morceau de glace

    très provisoire , car il fait chaud sous les tropiques

     

    Heureusement je repris ma  nage , et épuisé

    j'avais finalement abordé au froid  pays où mes ancêtres 

    m'avaient donné rendez vous,

    à Vérone, m'avaient ils dit, souviens toi

    la ville de  Juliette et de Roméo

     

    Dans le temps de mon rêve, Vérone n'était plus qu'une gare de triage

    Les gens couraient à droite à gauche, plié dans des vêtements étroits 

    qui les protégeaient des gerçures car dans ce monde là

    c'était clair, il n'y avait presqu'aucune chaleur humaine

    celle des coeurs, 

    mais il y avait quand même le souffle chaud du bétail

    qui court à la recherche de ses maîtres

    pour des corridas fantômatiques

    et une auge pleine à ras bord

    de bananes coupées en républiques bananières ...

     

    Les trains se croisaient à Vérone

    et je ne savais plus où aller, dans quel wagon monter

     

    Je me dirigeais donc vers le bureau des employés en uniforme

    Là je trouvais une espèce de jeune boule sur pattes

    qui me promit de me renseigner

    à condition que j'embrasse son front.

    Etait ce un homme une femme, je n'en sais rien

    Je voyais juste sa grosse tête aride de monstre

    et je sentais le désespoir de sa laideur et de sa solitude

    et même que c'était un choix de vie

    pour échapper au sort des oiseaux migrateurs

    pourchassés par les chasseurs...

     

    Résorbant mes sens en un espace où ils s'effaçaient

    je déposais mes lèvres insensibles sur cet eczéma en uniforme

    croyant payer le prix obligatoired'un renseignement utile

    dans un monde de fous où j'étais apparemment  délesté 

    de toute autorité, même sur mon destin ...

     

    je voulais seulement m'échapper, connaître les destinations

    des rails et des locomotives

    et ,je ne sais pourquoi ,retrouver ma famille

    alors qu'il était clair qu'elle n'allait nulle part et qu'elle était partout 

    tellement prudente , appliquée à se protéger du danger

    comme des cancrelats  dans un pot de confiture

    avant de se faire écraser par la ménagère ou un pompier serviable.

     

    L'adolescent à grosse tête remit sa casquette officielle

    et m'intima d'aller payer mon dû à son collègue,

    un moustachu en uniforme qui ne demandait que de l'argent

    je payais mon ticket comme tout le monde

    mais voilà je ne savais même pas 

    pour quelle destination j'avais le droit d'embarquer 

     

    Le fonctionnaire énervé par mes questions

    me répondit que je n'avais qu'à faire

    comme tous les italiens de la Terre...

    ils se débrouillaient bien, eux, de trouver leur chemin

    une fois qu'ils avaient acheté le ticket !

     

    Un voyageur  qui passait par là me souffla à l'oreille :

     monte dans le premier train venu 

    et descend à " Cassepas" ...

     

    Là du coup je me souvins

    de ce qui m'avait emmené à Vérone

    Une cousine avait visité le député de son quartier

    un ancien judoka pour qui elle votait

    quoiqu'il lui paraisse à moitié mafiosi

    mais elle se sentait protéger par ses idéaux

    puisqu'il faisait des lois pour décréter étranger

    tout enfant qui ne serat pas né de parents français

    il voulait en finir avec le droit du sol

    et tous ceux qui autour de lui  qui prêchaient

    pour l'exclusivité du droit du sang

    se sentaient calomniés d'être traités de fascistes

     

    La secrétaire de l'élu raconta ce jour là à ma cousine

    que sa propre soeur était morte malade et ruinée 

    sans avoir pu vivre avec son amoureux camerounais

    sauf pour quelques vacances, et donc il fallait m'expliquer

    que mon sort avec Nim serait celui de Roméo et Juliette

    il n'y aurait aucun poète pour en parler 

    comme d'une injustice avérée

    et comme Emile Zola avait déjà été écrasé par un train

    la cousine eut l'impression d'avoir pris du grade

    vu que le député avait trouvé à sa fille

    un emploi de larbin chez les politiciens

    Je l'avais entendue expliquer  à son fils :

    Sois un gagnant, aborde le monde tel qu'il est 

    pas comme ce raté de Dominique

     

    Et voilà qu'un voyageur anonyme sous son chapeau

    me disait de descendre à Cassepas

    Lui, il  avait l'allure des résistants , de Jean Moulin

    avant qu'il soit torturé, et il me sembla que son message, c'était

    "ne casse pas ton amour pour Nim, car cette terre

    est une gare de triage, alors peu importe

    si vous êtes finalement mangé par les vers

    et que finissent à la poubelle tous tes témoignages

    Sois  fidèle à l'Amour et à la véridicité des faits

    cela seul apporte un réconfort à la conscience

    et ceux qui se privent de la souffrance infligée aux amoureux

    se privent de l'amour lui même , ils appellent faux amour le vrai

    et vrai amour le faux, c'est leur liberté

    dans l'aveuglement où sont nées toutes bêtes

    ayant confondu le diable avec le bon Dieu

    et dans ta famille ils s'y sont presque tous résignés

    voilà pourquoi quoique tu dises dans tes livres ou tes danses

    leurs oreilles et leurs yeux sont obturés avec de la glu

    par contre leurs bouches n'arrêtent pas de parler

    et de répandre le mauvais sort car ils croient qu'ainsi

    ils vont en être épargnés

    mais en crucifiant quantité de Christs, c'est leur destin qu'ils ont damné 

    Néammoins  rien n'empêchera l'abcès de crever

    il ne suffit pas d'avoir perdu toute ambition 

    pour devenir seulement un homme humain

    il faut aussi la compassion, et savoir retourner

    les griffes d'illusion contre les fauves eux mêmes"

     

     

    Sur le bateau du voyage de la Méditerrannée au Pacifique 

    et  des mers du Sud  aux îles Pythiuses

    il y avait deux boules sur pattes ou bâtons qui ressemblaient à ma famille

    c'est sûr qu'ils en étaient ,sauf

    qui'ils ne me reconnaissaient pas.

     

    l'homme avait une fille en Afrique

    et la police du consulat français 

     ne voulait pas qu'ils l'amènent en Europe

    Même les analyses  de l' ADN étaient soupçonnées de fausseté

     

    Il fallait donc que l'homme prouve

    qu'il avait bien vécu en Afrique au moment de la naissance de sa fille 

    et cela il ne le pouvait pas

    Il avait bien une photocopie de son ancienne carte consulaire

    obtenue dans un autre consulat

    qui , lui , bizarrement ,avait acces à toutes les anciennes archives

    mais le consulat de Douala

    réputé infernal par la ligue des droits humains

    prétendait que rien n'avait été conservé

    c'était au demandeur d'assistance de tout prouver 

    avec les documents qu'il avait rendu ou égaré

    par exemple son ticket d'avion de l'époque où il avait conçu son enfant métis

     

    La femme blanchedu vieil homme; autre boule sur patte

     pour le récompenser d'être revenu vers elle,

     avait adopté l'enfant, sauf qu'il était impossible

    de lui faire traverser la frontière

    projet aui  pour le consulat était une machination de  vampires  d'Afrique 

    accusés de vouloir engloutir toutes   richesses d'Europe

     

    Quand il avait eu son enfant, cet homme votait tranquillement

    pour les fascistes en pantoufles qui l'avaient envoyé comme comptable

    dans une entreprise chargée de pomper le pétrole de l'Afrique

    aussi comme à son âge les certitudes semblent gravées dans l'os

    il trouva excessif que je fasse de nos misères une question politique

     

    Si on le harassait depuis des années

    c'était à cause de   tous ces usurpateurs d'identité

    avec qui la France vigilante par erreur le confondait

    il finirait bien par prouver qu'il disait la vérité 

    puisqu'il avait l'argent, lui , de faire un procès !

     

    Quant à mon affaire, eh bien ...

    chacun pour soi, il ne faut pas vraiment compter

    sur de l'aide pour vérifier les mensonges de l'administration

    quand il serait lui même en Europe pour faire avancer son dossier

     

    Chacun pour soi, cette planète est une gare de triage

    On  trouve en abondance des médaillés de tous travaux

    et même une foule de grands poètes incontournables 

    mais pour la compassion et le dépannage humaine

    c'est la pénurie, à part

    quelques isolés exceptionnels ...

     

    Les deux boules sur patte  étaient adeptes de grand opéra

    Ils en sifflaient glorieusement quelques airs

    les oreilles collées à leur baladeurs

     mais ils sifflaient faux

    comme pour une marche militaire ou du moins identitaire

     

    Peut être Mozart dans une autre vie avait été leur valet

    et maintenant qu'il était mort ils en étaient fiers

    Je compris pourquoi Beethoven était devenu sourd

    sauf à la musique qu'il composait

    car dans la gare de triage, fallait pas trop être distraits

    pour garder le sentier du ciel et ne pas s'enliser 

    dans le marécage des bêtes héritières de l'humanité

     

    Plus tard  je vis sur la plage 

    la petite fille  qui jouait à tracasser un crabe 

    dans un baquet avec un bâton

    Je tentais de la convaincre de le libérer

    elle me répondit : Mais non , il aime jouer avec moi

    C'est mon ami, sinon il va s'ennuyer

     

    Pourtant  on n'a jamais vu encore

    les oiseaux mettre les humains en cage ;

    c'est plutôt le contraire, la beauté

    par le diable est prise en otage

    et de là toute une série de chantages

    au point que de cette vie on se lasse

    on se donne rendez vous au paradis des sages et on se dit que la planète Terre

    est une sorte de gare de triage, chacun pèse son âme

    et choisit son avenir, en déchiffrant comme il peut

    d'énigmatiques images , et c'est pourquoi

    j'ai donné  depuis longtemps priorité à l'étude

     dans mes activités quotidiennes

    quitte à saborder les opportunités d'enrichissement

    qui m'avaient déchiré un peu les poches

    avec leur hameçon.

     

    opus 380 : GERONIMO ET JULIETTE

     

    opus 380 : ROMEO AU RAS DE LA PAQUERETTE,DE GERONIMO ET DE JULIETTE

     

     


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